Limiter l'usage d'un bien acheté et empêcher sa réutilisation en créant artficiellement un marché de rente est maintenant une méthode commerciale classique. Il s'agit simplement d'introduire un verrou quelconque pour obliger l'utilisateur/client à renouveller régulièrement son acte d'achat auprès d'un fournisseur unique.

On s'est habitué à ce modèle économique pour les logiciels avec des licences à restriction d'usages[1] vendus avec des protections anti-piratage ou anti-copie.

Une protection biologique

Là, il s'agit d'un verrou biologique !

De même que beaucoup[2] semble s'accorder à reconnaître le droit à l'internet est une liberté fondamentale, il me semble que le droit d'utiliser sa récolte ou sa semence devrait aussi être considéré comme une liberté fondamentale et inaliénable ?

J'avais entendu parler de ce type de pratique en Inde et en Afrique par Monsanto. En guadeloupe, je ne sais pas si ce résultat est obtenu par modification génétique ou par simple hybridation ?

Si c'est vrai cette dépendance artificielle de l'agriculteur envers son grainetier, voilà une pwofitasyon toute aussi redoutable, mais plus propre et en apparence moins dangereuse que le commerce du chlordécone.

C'est quand même extraordinaire qu'on laisse comme ça des personnes ou des boîtes s'approprier impunément le bien commun de l'humanité en produisant des plantes contre-nature, en plaquant un cycle commercial sur des cycles naturels et en brisant des rapports sociaux ancestraux comme l'échange de graines ou de plants.

Quoiqu'il en soit rassurons nous, c'est certainement parce que c'est mieux comme ça et de toute façon il n'y a certainement aucun danger avéré, ni pour l'homme, ni pour les écosystèmes ...;-)

@ suivre

Notes

[1] Je parle évidemment des licenses de logiciels non non libres, fermés et propriétaires comme ceux des environnements Microsoft et Mac

[2] en gros toute l'Europe sauf le petit narkozy et sa cour